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ASSOCIATION "LA CAUSE DES CAUSEUSES"

TIERS-LIVRE Littérature François BON

MEDIATHEQUE MARGUERITE DURAS LYON 8°

ACTUALITE ESPACE PANDORA à VENISSIEUX

bobi + bobi illustration

AUTOUR DE CHARLES JULIET Découverte de l'Oeuvre

Bobi Soit-Elle !

  • Illustrative et Pensive
    De son labeur de peintre elle tire sa patience et son endurance. Avec son travail d'illustratrice elle engrange sa fantaisie et sa minutie. L'Atelier est son Royaume minuscule tout peuplé de tendresse acoquinée à la nonchalance attentive de quelques chats très privilégiés. PLEASE, DO NOT DISTURB !
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mercredi 30 novembre 2005

Un ciel d'attente, d'une arrogance à l'autre

Voyage_en_pays_cathare_2005_269

D'une arrogance à l'autre

Je recommence l'être

Un torrent-sursis décompose une heure

En instants d'eau.

*

Au seuil de la montagne où je soupçonne un nuage

D'être inutile et persévérant

Un ciel d'attente échappe aux mains naïves

Qui résument

Le consentement des temps à venir.

___________________

Antoine Carrot, Les Silencieuses

La Bartavelle Editeur,2002

collection le manteau du berger

Préface Marie.Ange Sebasti

Hors-Texte  de Paul Siché

jeudi 09 juin 2005

D'un sang de sel , L'ultime coquetterie

Metteur en scène d'un opéra

Dont les personnages se dissimulent

Derrière la brume du langage

Suite du vent autant dire presque rien.

*

Une absence à sa personnelle immobilité

Comme un dédain comme celui

Qui sait les choses et ne veut pas les dire.

*

Qui trouve une apparence sans décevoir

L'ultime coquetterie

Dont nous avons oublié le nom.

*

D'un sang de sel renouvelant l'aubaine

Où s'abreuvent des soifs mythiques

Comme si elles possédaient

Les soleils qui se lèvent à l'est.

***

Troue_solaire

Poème d' Antoine CARROT  tiré de Nocturne ,2005, p.39, Recueil mis en forme et en partage grâce à sa fille Guylaine CARROT, édité par la Librairie-Galerie Racine, 23, rue Racine -75006 PARIS 6  ISBN 2-243-04234

.LIBRAIRIE-GALERIE RACINE à PARIS

lundi 30 mai 2005

Le fil de l'importance

Le fil de l'importance où donc puis-je le prendre

A_4Par insouciance ou par fantaisie

Des plombs lestent nos heures

Pour des plongées subconscientes et profondes

Dans l'humidité de nos seuils dépassés.

A_4 

Mystère à face lente où se produisent les rides

Qui masquent d'un trait le feu des passages

Des suppressions de vif ou de saisons précaires.

A_4Certitude à chaque tournant de page

La faiblesse dépasse au pas de course

Le cheminant qui prend le temps de vivre

Comme une proposition.

A_4J'avance une hésitation pousse comme un lichen

Recouvrant de couleurs non choisies les faces lisses

Dont dépend dans une certaine mesure

L'exactitude d'un écho.

A_4Il n'y a pas de droits écrits sur les instants du silence

Où se découpent en file indienne

Comme des hasards de peu de poids les fleurs ouvertes

Que le soir referme par jalousie nocturne.

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Texte d'Antoine Carrot dans NOCTURNE 2005 Librairie-Galerie Racine

Dessin inédit d'Armand Dupuy

 

lundi 04 avril 2005

L'Exigence du Feu

Ciel envoyé par Loupiotte:

0053_ciel_ret_1

L'EXIGENCE DU FEU

_____________________

Buveur d'eau et mangeur de pierre

Le feu auquel tu ne succombes

Découvre une symphonie

Dans la nécessité d'une autre forme.

*

Tout fut avant la naissance des eaux

Les inconstances d'une impériale géologie

Et les appels sécrétant nos anxiétés futures.

*

Des bruits partagés en mille morceaux

Par la complicité d'une brisure

Coule une dépendance où les mots n'ont plus de prise.

*

Tout s'explique mais n'est-ce pas détruire

La cérémonie du temps perdu

Il y a si peu de nuages à vivre

Et désormais le soleil est dans l'instant.

********************

Antoine CARROT,Chemins de sel,

Cahiers Bleus/Librairie Bleue, 2004, p.11.

vendredi 18 février 2005

Ponctuation de la distance

PONCTUATION DE LA DISTANCE

***

Demandeurs de gestes nouveaux

Visages de neige où des automnes s’éteignent.

*

Les virgules non placées aux mains des feuilles rouges

Multiplient l’exigence ou l’écart

L’inconstance devient la tranquillité

La plainte et le vent

*

Des murailles disparaissent dans leur propre écho.

Tant l’existence avec un reflet se confond

Et l’eau n’est pas où nous l’avons cherchée.

Questce_quon_attend

Antoine CARROT, Chemins de sel,

Cahiers Bleus/ Librairie Bleue,2004, p.18.

ISBN : 2-86352-245-2

Vignette en Couverture de D.DAGUET

dimanche 30 janvier 2005

Trains de Nuit/En pensant aux Trains de la Mort

Tous les trains de la nuit crachant des flammes

Traçant des mots de feu sur les ténèbres

Tous les trains de nuit dans l'infini de l'homme

***

L'écho de leurs sifflets comme un éclat de rire

Et le rythme obsédant de leurs pistons

Et les soupirs profonds qu'ils poussent dans les gares

Lorsque s'apaise enfin leur insolente ardeur.

***

En vain j'accroche un rêve à chaque train qui passe

Tous mes rêves s'en vont aucun ne me revient

Et jaillissant de l'ombre comme une aurore

Tous les trains de la nuit vont au delà de l'homme.

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Antoine CARROT,  L'ARBRE SEUL,La Pensée Universelle/1976.

Antoine CARROT est né le 9 Juin 1922 à St Etienne (Loire)

Il a publié un premier recueil de poème Premiers matins

en 1946, de prosodie classique, couronné par l'Académie

Française. Depuis une cinquantaine de poèmes dans une

douzaine de revues. Expert-comptable,installé dans le

Beaujolais,il estim[ait ] que les chiffres et les lettres ne sont

pas incompatibles.

        Les poèmes de l'Arbre Seul, libérés en majeure partie

de la prosodie classique, couvrent une vingtaine d'années.

Leru inspiration est multiple. Ils constituent une préface

au prochain recueil Qu'en toi demeure qui, davantage res-

serré dans le temps, présentera une unité plus certaine.

      Pourquoi l'Arbre Seul ? Parce que l'homme, comme un

arbre,puise ses forces dans la terre, dans le subconscient

des vieilles races. Parce qu'épouvantail ou phare il domine

les falaises abruptes.Parce que l'homme en définitif est

seul devant les grandes forces naturelles, devant les autres

êtres, devant ses problèmes. Mais pas de pessimisme

destructeur, définitif puisque .

"Au balancier de cuivre perle une secondeIls_taient_vingt_et_cent_1 

Petite chose insignifiante éblouissement

O chant du monde"       "1899"